Société folle : les coupables ? Les chrétiens !

Publié le par François Champel

Chacun le sent, notre société contemporaine, par ailleurs si performante sur les plans de la science, de la technique et de l’organisation économique, est injuste, cruelle et folle ! Qui est coupable ? Nous, les chrétiens, très loin de là, nous ne sommes évidemment pas les seuls responsables… Mais, parmi tous les autres, c’est à nous que l’on peut - à juste titre - adresser les reproches les plus justifiés !

Pourquoi ? Parce que,  parmi les hommes, nous avons un avantage considérable : celui d’avoir à notre disposition, une connaissance, une doctrine et des moyens d’action transmis par la Bible, par l’Évangile et par la personne de Jésus-Christ, dont, reconnaissons-le,  nous faisons un usage plus que parcimonieux…  (En d’autres termes  - qui nous sont bien connus… - nous sommes « le sel de la terre » et, malheureusement, nous avons laissé notre sel s’affadir…)

Alors, au lieu d’accuser bêtement les incroyants et ceux qui persécutent le christianisme, essayons de regarder et de comprendre quelles sont nos propres responsabilités : ce sera plus intelligent… et plus fructueux ! Et surtout ce sera plus conforme à l’enseignement le plus évident transmis par Jésus : celui de la pratique de l’humilité… (A l’exemple de Jésus,  lavons les pieds des autres ! Mais faisons-le sans mépris, et, bien au contraire, avec la conscience de notre propre culpabilité et d’un très grand respect, d’un réel amour à l’égard des autres...)

Cependant, avant de laver les pieds des autres - avec un amour dont nous sommes si peu capables - lavons-nous nos propres pieds personnels (qui ne sont pas très propres…). Mais comment faire ?

Il nous faut partir là de l’endroit où nous trouvons… pour nous engager dans un cycle de progrès…

Notre point de départ, c’est un certain niveau de culture générale, d’intelligence naturelle et de connaissances venant du Christ, transmis par la communauté des croyants et par l’Eglise…  Ce savoir nous permet de commencer à comprendre dans quelle situation nous nous trouvons et de discerner ce qu’il convient de faire… Quitte, à partir de là, si nous le voulons, d’en tirer les conséquences pratiques à l’échelle individuelle et à l’échelle collective…

C’est là, pour sa part, ce que chaque chrétien doit faire… Comme, avec eux, toute l’Eglise dans son ensemble.

Déjà conscients de notre responsabilité personnelle et collective (mais cela seulement au niveau du principe - d’un principe que l’on n’est est décidé à admettre…), il s’agit aussi ensuite de chercher à comprendre comment se présente concrètement cette responsabilité, cette imperfection dont nous sommes porteurs…

Pour le comprendre, il nous est nécessaire de nous abaisser. Chose bien difficile et anti-naturelle pour les hommes que nous sommes ! Alors que faire ? Il faut prier Dieu de nous donner  l’humilité dont nous avons besoin… Ce, avec la conscience qu’à chaque instant de notre recherche, par des moyens inconscients très subtils, nous sommes toujours tentés de ne pas reconnaître la vérité telle qu’elle est…  (Ce que nous faisons effectivement toujours plus ou moins à l’échelle collective comme individuelle…)

Dans la mesure où nous ferons effectivement acte d’humilité, nous irons progressivement à la découverte de la Vérité et de  notre responsabilité. À partir de là - avec la grâce de Dieu, qui nous permet de reconnaître sans angoisse notre imperfection… -  nous serons capables de la reconnaître publiquement et de l’avouer aux incroyants.

La vérité ainsi découverte portera beaucoup de fruits.

D’abord en nous-mêmes, parce qu’elle nous rapprochera de Dieu qui est la Vérité (donc le contraire et l’ennemi du mensonge dont nous étions porteurs avant notre prise de conscience…) et parce que, d’une manière tout à fait naturelle, elle nous permettra d’envisager avec intelligence et réalisme ce que nous avons à faire pour servir les hommes…

Ensuite dans l’ensemble de la société humaine, car les incroyants qui, de l’extérieur, percevaient ce qu’il y avait d’illusoire dans l’image que nous avions de nous-mêmes, ne pourraient être que sensibles à la proclamation d’une vérité courageuse, dont, ils le sentent, ils ne sont eux-mêmes pas capables…

Donc, au lieu d’accuser -  comme on l’entend trop souvent… -  le monde paganisé d’aujourd’hui, reconnaissons publiquement notre responsabilité. Au lieu d’avoir l’air de dire « dans la situation actuelle,  il y a vous - les méchants ! -  et nous - les gentils ! », disons plutôt : « vous et nous, incroyants et croyants, nous sommes les hommes, nous sommes tous - chacun à sa manière… –  également responsables de tout ce qui ne va pas dans ce monde ; reconnaissons-le franchement, et des deux côtés, selon nos conceptions respectives, essayons de le rendre meilleur. Faisons-le, en essayant de nous remettre en cause, en comprenant que nous avons tort de rejeter la responsabilité sur l’autre camp, et en allant jusqu’à comprendre la part d’excuses et de vérités dont il est porteur… »

Les hommes de bonne volonté peuvent tous prononcer ces paroles…  Pour les dire - chose pas si facile qu’il ne semble… - nous, chrétiens,  nous bénéficions de précieux avantages : nous avons la prière qui nous donne la force de repousser les limites de nos étroitesses d’esprit – et de cœur –,  nous savons que Dieu nous écoute, nous répond et nous aime  tels que nous sommes…  et que, dans sa puissance infinie, il est finalement vainqueur de tout ce qui, dans notre intelligence limitée, peut nous apparaître, autour de nous et en nous, comme des malheurs absolus …

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Cette courte réflexion permet à l’évidence de juger que le titre de cet article [« Société folle : les coupables ? Les chrétiens ! »] est quelque peu exagéré… Pourquoi l’ai-je choisi ? Parce que - comme chacun l’a sans doute compris… – le but du titre (comme de tout autre titre…) n’est pas d’affirmer une vérité - de toute façon impossible à exprimer en quelques mots… - mais, avouerons-le, d’attirer l’attention sur une question importante (si possible, dans un style provocateur, dont l’idéal est qu’il soit rédigé de manière à attirer l’attention des porteurs d’opinions opposées…) Mais, après avoir proposé un titre excessivement accusateur, il est nécessaire d’examiner ensuite  avec le maximum d’objectivité possible ce qu’est la réalité... Et il est bon, pour nous chrétiens( qui ne sommes  pas « des intellectuels », mais des hommes engagés) de poursuivre ce qui n’est qu’un début de réflexion… Aussi, c’est ce que, pour notre part - et peut-être avec votre collaboration… – j’essayerai de faire dans plusieurs articles à venir…

A bientôt !

Aucun rapport évident avec l'article, sauf pour dire que la vie est quand même belle!

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