Prêtres mariés?

Publié le par François Champel

 

Beaucoup de gens éclairés  (ou qui s’estiment l’être… - ceux-là sont très nombreux !) estiment que la solution (bien sûr évidente !) au « problème des vocations » consiste tout simplement à autoriser les personnes mariées à être admises au sacerdoce… (et le tour est joué !)             En prime, beaucoup estiment que si le pape et les évêques n’admettent  pas cette solution, cela ne peut provenir que de leur manque d’intelligence et de leur esprit conservateur (Ceux-là, contrairement aux laïques modernes, ne seraient pas éclairés…) Peut-être ont-ils raison… Pourquoi pas ? Il est vrai qu’au cours de l’histoire, les grands responsables de l’Eglise se sont souvent trompés sur des problèmes ne mettant pas en cause la doctrine fondamentale du christianisme… Pourtant une telle proposition appelle quelques réflexions qui, au petit esprit que je suis… - me semblent difficilement contestables… y

D’abord, y a-t-il vraiment un « problème des vocations ? » Réponse : oui et non. Non au sens profond - et littéral – car, avec le mot vocation - qui veut dire appel -  une telle crise signifierait que Dieu appelle aujourd’hui beaucoup moins d’hommes à servir dans sacerdoce (peut-être serait-ce qu’il se serait endormi…). Oui, il est pourtant juste qu’il y ait un problème, mais ce n’est pas le problème de l’insuffisance numérique des appels, c’est celui de l’insuffisance numérique des réponses positives. Dans les trois mots [problème des vocations], la vraie question à se poser n’est pas celle des vocations, mais celle de l’existence et des raisons du problème. En réalité, le vrai problème, c’est qu’il y ait un problème. Le vrai problème c’est le problème du problème !

Au lieu de vouloir résoudre « le problème » par une réponse simple, on ferait bien mieux de comprendre les raisons profondes de son existence… (Cela reviendrait à masquer le mal, et non à le résoudre ! Et en le masquant, on se détournerait de la recherche des causes profondes - et au-delà des solutions à apporter…)

Le vrai problème est donc : « pourquoi les jeunes ne répondent-ils pas à l’appel qui leur est adressé par Dieu ? ». Deux Réponses stupides : 1°) « ils ne sont pas généreux » (alors qu’au contraire, l’observation de leurs comportements montre chez un grand nombre une grande générosité - notamment dans leurs engagements auprès des défavorisés des pays pauvres.) 2°) « c’est la faute de la société moderne, matérialiste et égoïste », c’est vrai au premier degré… Oui, mais a) pourquoi la société est-elle comme ça ? b) pourquoi nous, soi-disant chrétiens, ne sommes-nous pas capables de nous opposer efficacement à cette influence ? Lorsqu’on arrive à poser ces questions - les seules utiles et vraies  – on entre dans le champ de l’examen de conscience… c’est-à-dire dans le début d’une possible amélioration

Alors, quelle est notre vraie responsabilité de chrétiens ? Comme souvent, elle est à la fois collective et, pour chacun d’entre nous, individuelle.

N’examinons pas ici le problème de la responsabilité collective, c’est un sujet bien trop vaste qu’il faudra aborder dans des articles suivants…

La responsabilité individuelle : c’est évidemment celle de chaque famille, prétendument chrétienne, qui a le tort de ne pas savoir ce qu’est le sacerdoce, de ne pas l’estimer à sa très haute et juste valeur, et, à partir de là, de souhaiter que ses enfants s’orientent vers des professions socialement plus prestigieuses (et très souvent parfaitement illusoires – comme, par exemple, bien des activités dans la vie économique et surtout dans la finance !). En termes plus simples, la responsabilité de ces chrétiens, c’est leur manque de réflexion et leur matérialisme ! Et, au-delà, très profondément, c’est le déclin de la pratique de la prière. Le problème, c’est que les chrétiens ne sont plus chrétiens… que ce sont souvent des chrétiens de camelote, des païens déguisés en chrétiens… c’est là que réside le prétendu « problème des vocations ».

C’est là que chacun, s’il veut décider d’être vraiment chrétien, doit s’interroger sur ce qu’il est et sur son comportement…

Si ce travail est effectué [donc à l’échelle individuelle…], il reste ensuite à essayer de témoigner auprès de la société  (auprès de son entourage et auprès des autorités ecclésiastiques…)

Alors, cessons d’être stupides, ne nous mettons pas un bandeau sous les yeux, regardons la réalité en face et prenons la décision, dont nous sommes capables… Et l’on verra que si beaucoup de chrétiens se mettent à prier vraiment - et bien sûr à échanger les idées qui leur sont soufflées par l’esprit, un plus grand de nombre de jeunes répondront à leur appel - et que l’on trouvera même des solutions concrètes intelligentes pour résoudre le problème (par exemple en réfléchissant sérieusement au problème du célibat de certains jeunes qui pourraient s’interroger sur leur condition de vie…  Dans un autre article, je reviendrai sur cette question…)

Prêtres mariés?

Beaucoup de gens éclairés  (ou qui s’estiment l’être… - ceux-là sont très nombreux !) estiment que la solution (bien sûr évidente !) au « problème des vocations » consiste tout simplement à autoriser les personnes mariées à être admises au sacerdoce… (et le tour est joué !)             En prime, beaucoup estiment que si le pape et les évêques n’admettent  pas cette solution, cela ne peut provenir que de leur manque d’intelligence et de leur esprit conservateur (Ceux-là, contrairement aux laïques modernes, ne seraient pas éclairés…) Peut-être ont-ils raison… Pourquoi pas ? Il est vrai qu’au cours de l’histoire, les grands responsables de l’Eglise se sont souvent trompés sur des problèmes ne mettant pas en cause la doctrine fondamentale du christianisme… Pourtant une telle proposition appelle quelques réflexions qui, au petit esprit que je suis… - me semblent difficilement contestables… y

D’abord, y a-t-il vraiment un « problème des vocations ? » Réponse : oui et non. Non au sens profond - et littéral – car, avec le mot vocation - qui veut dire appel -  une telle crise signifierait que Dieu appelle aujourd’hui beaucoup moins d’hommes à servir dans sacerdoce (peut-être serait-ce qu’il se serait endormi…). Oui, il est pourtant juste qu’il y ait un problème, mais ce n’est pas le problème de l’insuffisance numérique des appels, c’est celui de l’insuffisance numérique des réponses positives. Dans les trois mots [problème des vocations], la vraie question à se poser n’est pas celle des vocations, mais celle de l’existence et des raisons du problème. En réalité, le vrai problème, c’est qu’il y ait un problème. Le vrai problème c’est le problème du problème !

Au lieu de vouloir résoudre « le problème » par une réponse simple, on ferait bien mieux de comprendre les raisons profondes de son existence… (Cela reviendrait à masquer le mal, et non à le résoudre ! Et en le masquant, on se détournerait de la recherche des causes profondes - et au-delà des solutions à apporter…)

Le vrai problème est donc : « pourquoi les jeunes ne répondent-ils pas à l’appel qui leur est adressé par Dieu ? ». Deux Réponses stupides : 1°) « ils ne sont pas généreux » (alors qu’au contraire, l’observation de leurs comportements montre chez un grand nombre une grande générosité - notamment dans leurs engagements auprès des défavorisés des pays pauvres.) 2°) « c’est la faute de la société moderne, matérialiste et égoïste », c’est vrai au premier degré… Oui, mais a) pourquoi la société est-elle comme ça ? b) pourquoi nous, soi-disant chrétiens, ne sommes-nous pas capables de nous opposer efficacement à cette influence ? Lorsqu’on arrive à poser ces questions - les seules utiles et vraies  – on entre dans le champ de l’examen de conscience… c’est-à-dire dans le début d’une possible amélioration

Alors, quelle est notre vraie responsabilité de chrétiens ? Comme souvent, elle est à la fois collective et, pour chacun d’entre nous, individuelle.

N’examinons pas ici le problème de la responsabilité collective, c’est un sujet bien trop vaste qu’il faudra aborder dans des articles suivants…

La responsabilité individuelle : c’est évidemment celle de chaque famille, prétendument chrétienne, qui a le tort de ne pas savoir ce qu’est le sacerdoce, de ne pas l’estimer à sa très haute et juste valeur, et, à partir de là, de souhaiter que ses enfants s’orientent vers des professions socialement plus prestigieuses (et très souvent parfaitement illusoires – comme, par exemple, bien des activités dans la vie économique et surtout dans la finance !). En termes plus simples, la responsabilité de ces chrétiens, c’est leur manque de réflexion et leur matérialisme ! Et, au-delà, très profondément, c’est le déclin de la pratique de la prière. Le problème, c’est que les chrétiens ne sont plus chrétiens… que ce sont souvent des chrétiens de camelote, des païens déguisés en chrétiens… c’est là que réside le prétendu « problème des vocations ».

C’est là que chacun, s’il veut décider d’être vraiment chrétien, doit s’interroger sur ce qu’il est et sur son comportement…

Si ce travail est effectué [donc à l’échelle individuelle…], il reste ensuite à essayer de témoigner auprès de la société  (auprès de son entourage et auprès des autorités ecclésiastiques…)

Alors, cessons d’être stupides, ne nous mettons pas un bandeau sous les yeux, regardons la réalité en face et prenons la décision, dont nous sommes capables… Et l’on verra que si beaucoup de chrétiens se mettent à prier vraiment - et bien sûr à échanger les idées qui leur sont soufflées par l’esprit, un plus grand de nombre de jeunes répondront à leur appel - et que l’on trouvera même des solutions concrètes intelligentes pour résoudre le problème (par exemple en réfléchissant sérieusement au problème du célibat de certains jeunes qui pourraient s’interroger sur leur condition de vie…  Dans un autre article, je reviendrai sur cette question…)

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