Suis-je « un bon chrétien » ?

Publié le par François Champel

 

Il est bien naturel pour les visiteurs d’un blog tel que celui-ci de se demander s’ils ont affaire à « un bon chrétien »… (Et il en va d’ailleurs de même pour l’auteur du blog lui-même…) Voici ma réponse :

méditer Non je ne suis pas « un bon chrétien » ! Ceci pour la bonne raison que l’on ne peut raisonnablement dire de quelqu’un - et donc de soi-même – qu’il est « un bon chrétien »… Parce que personne - croyant ou incroyant - ne peut être déclaré « bon » (cette affirmation correspond d’ailleurs à une réponse de Jésus rapportée par l’Évangile…) Comme tous les hommes, je suis à la fois bon et mauvais. Aussi, je me contenterai de dire que je suis chrétien, ou plus précisément encore « un chrétien » ! (Ce dont les lecteurs, je suppose, se doutent déjà à la lecture du nom du blog…) Cependant, cela ne m’empêche pas de donner quelques précisions sur moi-même - ou du moins sur la manière dont je me vois personnellement…)

Quand je dis « je suis chrétien », cela veut dire que je suis disciple du Christ… Et quand je préfère dire « je suis un chrétien », je signifie par là la conscience que j’aie d’être un chrétien parmi d’autres… c’est-à-dire un chrétien ordinaire, un chrétien comme tous les autres, dépositaire des mêmes intuitions juste… et des mêmes erreurs possibles… Concrètement,  il en résulte que lorsque j’exprime - même avec une très grande conviction apparente - des idées a priori surprenantes pour beaucoup, je ne les considère pas comme des vérités, mais comme des contributions - des contributions que je dois faire au nom de la franchise et de l’ouverture d’esprit. Et surtout de la conviction du droit - et du devoir - de tout chrétien d’exprimer ses idées, au nom de la doctrine qui affirme que tout chrétien est - parmi tous les autres, à sa manière et à son échelle  - porteur de l’Esprit Saint.

Conclusion pratique : que personne ne s’effraye jamais des idées que j’avancerai dans ce blog, mais que chacun comprenne qu’il s’agit d’affirmations profondément ressenties,  mais que je considère toujours à la fois comme contestables et, à mon avis, dignes d’être méditées…

Je considère mes idées personnelles comme d’autant plus contestables qu’elles ne sont pas seulement celles d’une personne isolée, mais celles d’un homme qui n’est pas uniquement disciple du Christ, mais aussi celles d’un homme influencé - à son insu - par la culture contemporaine… (Certes, je suis très critique à l’égard de cette civilisation [au point que son examen fait l’objet d’un autre blog personnel    - hommeetsocieté.over-blog.com ], mais il n’en demeure pas moins que mon affranchissement à son égard n’est jamais aussi total qu’il le faudrait…]). (Pourtant, à l’égard des lecteurs pressés et craintifs, je précise que cela ne veut pas du tout dire que l’influence sur moi de la société contemporaine s’exerce dans le sens des idées sociétales modernes… [je les considère au contraire au crible de notre foi…], mais qu’elle agit – comme sur tout le monde ! - par des manières de penser qui, bien que  paraissant aller de soi, sont parfois en réalité porteuses d’erreurs profondes dont nous payons les graves conséquences…)

J’exprime l’idée qui vient d’être exprimée par une formule qui me vient parfois à l’esprit qui m’amène à me dire- avec un certain sentiment de regret… - : « je suis un produit hybride » (comme le maïs ! mais avec un effet contraire – non celui d’une amélioration, mais d’une détérioration !) ou mieux encore : « je suis produit un produit bâtard ». (Je crois qu’il s’agit là d’une grande vérité que nous, les chrétiens,  nous aurions intérêt à examiner avec la plus grande attention…)

(Évidemment, il faudrait évoquer une autre influence très importante : celle de ma personnalité, avec ses aspects positifs et négatifs… mais, dans un court article, on ne peut pas tout dire  - d’autant plus que chacun comprend l’existence de ce facteur…)

Voilà ! Parti sur la question « suis-je un bon chrétien ? », j’en arrive à donner une autre réponse, moins réjouissante et plus vraie : : « je suis un produit bâtard ». Mais que les méchants et les sots ne me mettent pas plus bas que terre - pensant même que je n’ai rien à dire d’intéressant ! Qu’ils songent au contraire que mon sort est celui de tout monde - et que j’ai peut-être sur quelques-uns l’avantage - non négligeable ! – d’en être inconscient… (Ainsi après le discours du procureur Yann celui de l’avocat !)

À demain ! Ou à un de ces jours !

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